Trois meurtres et six tentatives de meurtre ont été commis dans une maison de repos de la ville d’Oostrozebeke, en Flandre-Occidentale.

Trois meurtres et six tentatives de meurtre sont survenus dans une maison de repos de la ville d’Oostrozebeke, en Flandre-Occidentale.

Le parquet de Courtrai a confirmé mercredi une info de nos confrères de HLN et de la VRT. Il a indiqué qu’une enquête avait été ouverte en novembre 2020 sur des décès suspects survenus dans une maison de repos de la ville d’Oostrozebeke, car les victimes avaient une quantité anormale d’insuline dans le sang. Aucun suspect n’a été interpellé à ce jour.

Retour sur la chronologie. Fin novembre 2020, le parquet a saisi un juge d’instruction en raison de deux décès suspects survenus au sein d’institution. « L’enquête a été ouverte car deux résidents avaient une quantité anormale d’insuline dans le sang. À partir de ce moment, tout tableau clinique suspect a été passé au crible », a-t-il expliqué.

Un troisième décès suspect a ensuite été ajouté à l’enquête. « Le tableau clinique de cinq autres résidents est également examiné », a ajouté le parquet. Il est possible qu’on leur ait aussi injecté de l’insuline. « Une enquête plus approfondie devrait révéler s’il y avait ou non une intention malveillante », a-t-il encore déclaré.

Selon Het Laatste Nieuws et VTM Nieuws, qui ont révélé l’affaire mercredi, au total trois meurtres et six tentatives de meurtre ont été commis dans cette maison de repos. Les victimes auraient été empoisonnées à l’insuline.

« Pas au courant »

La ministre flamande du Bien-être, Hilde Crevits, a quant à elle indiqué que ses services n’étaient pas au courant des faits. La situation l’étonne puisqu’une obligation de signalement s’applique à ces établissements. Elle souhaite que des arrangements puissent être pris avec les autorités judiciaires dans de telles situations.

La maison de repos en question a fait l’objet de visites d’inspection qui ont mené à la formulation de remarques et à la présentation d’un plan en vue d’y remédier. Les services d’inspection et l’agence flamande Soins et Santé suivent la situation de près, a précisé M me Crevits.